Projet de développement de l'Institut Gaspard-Monge

pour la période 2002-2005





L'Institut, établi par les statuts de 1998, regroupe deux laboratoires et deux unités de formation. La période du précédent quadriennal a été marquée par l'intégration des composantes au sein de l'Institut et leur consolidation, notamment par le biais de recrutements (en moyenne 3 par an) justifiés par le service d'enseignement rendu en premier cycle (DEUG science, options MIAS, MASS, SM et STPI) et par le développement à l'université de filières d'ingénieurs par le biais de l'apprentissage (Ingénieurs 2000). Cette charge d'enseignement se répartit sur tous les enseignants de l'Institut.



Situation au 1 janvier 2001


1. Le laboratoire d'informatique.

Constitué de cinq équipes (algorithmique, synthèse d'images, informatique linguistique, informatique appliquée au génome, combinatoire algébrique), il comprend 54 personnes dont 10 professeurs, 19 maîtres de conférences, un directeur et un chargé de recherches, deux professeurs agrégés et 20 doctorants. Le DEA "informatique fondamentale et applications" accueille 30 étudiants. Il est cohabilité avec l'ENPC, l'ESIEE et Paris 7.

Le laboratoire a été reconnu par le ministère comme équipe associée de 1992 à 1996 et par le CNRS comme ESA depuis 1997.

Son équipement comprend deux serveurs, cinq machines dédiées (calcul formel et synthèse d'images), une quarantaine de stations de travail et une salle de stations de travail réservées aux étudiants du DEA (12 postes).


2. Le laboratoire systèmes de communication.

Il est articulé autour de deux thèmes, hyperfréquences et traitement du signal. Il rassemble 4 professeurs, 9 maîtres de conférences et 15 doctorants. Le DEA "systèmes de communication hautes fréquences" comprend 24 étudiants. Il est cohabilité avec l'ESIEE, le CNAM et l'INT Paris.

Le laboratoire est équipe d'accueil depuis 1998.

Outre l'équipement habituel (environ 25 stations de travail pour les chercheurs), un laboratoire microondes vient d'être installé (guide d'ondes, 6 postes de travail, deux serveurs).


3. L'unité de formation informatique.

Elle est constituée d'une licence d'informatique (139 étudiants), d'une maîtrise d'informatique (90 étudiants) et du DESS "communication, réseau, image" (37 étudiants). Ces chiffres incluent pour la licence et la maîtrise les effectifs de l'option informatique de l'IUP "génie mathématique et informatique" dont la plupart des cours sont communs avec ceux de la filière classique (35 étudiants en licence et 20 en maîtrise). Il faut ajouter à ces chiffres 34 étudiants de troisième année de l'ESIEE inscrits en licence.

L'unité de formation informatique a contribué à la mise en place du deuxième cycle, puis du DESS d'informatique de Reims. Ce dernier est autonome depuis 2000.

Dans le domaine de la formation continue, pour laquelle les formations sont habilitées, on note un effectif modeste (quelques unités chaque année).

Les activités internationales se manifestent à travers des accords bilatéraux, dans le cadre Socrates-Erasmus, plus particulièrement avec Bologne ainsi qu'avec le Québec (Crepuc). Les étudiants étrangers (environ trois chaque année) viennent essentiellement d'Italie, exceptionnellement d'Allemagne. Par contre nos étudiants partent majoritairement vers les universités québécoises(environ trois chaque année). Dans ce dernier cas, les capacités d'accueil des universités québécoisent limitent le nombre d'étudiants autorisés à partir.

Depuis cette année 2000, la convention avec l'université de Bologne a établi une reconnaissance mutuelle des diplômes d'informatique. Deux étudiants italiens sont en cours d'études dans ce contexte.

La liaison avec le monde des entreprises est assurée par l'obligation de stages en entreprise en maîtrise (3 mois) et en DESS (6 mois). Ceux-ci débouchent en général sur une embauche en CDI. Compte-tenu du marché du travail, le problème de l'insertion professionnelle ne se pose pas pour nos étudiants.


4. L'unité de formation électronique.

Elle regoupe une licence EEA (62 inscrits), une maîtrise EEA (41 inscrits) et le DESS "technique et technologie des télécommunications" (26 inscrits). Ce DESS a ouvert en 1998. En plus de ces étudiants, 23 élèves de 3e année de l'ESIEE sont inscrits en licence.

L'insertion professionnelle se fait par l'obligation d'un stage d'un mois en licence et d'un stage de trois mois en maîtrise. Le DESS s'achève par un stage de 6 mois. Le domaine de l'électronique, de par ses applications aux télécommunications, est très porteur.



Prévisions sur la période 2002-2005


1. Le laboratoire d'informatique.

Son évolution consistera en premier lieu en un renforcement des équipes existantes, par le biais de recrutements d'enseignants-chercheurs, mais aussi par celui de chercheurs de statut CNRS.

En second lieu, une équipe du laboratoire de linguistique informatique (CNRS Paris 13), le LADL, nous rejoint cette année, renforçant sensiblement l'équipe existante de linguistique, qui en est d'ailleurs issue. Elle sera intégrée à la demande en cours de renouvellement de l'association du laboratoire. Elle est constituée d'un professeur et deux maîtres de conférences (rattachés au titre de la recherche), quatre personnel CNRS et 17 doctorants. La compétence en linguistique pure du LADL complète les aspects plus informatiques de l'équipe existante.

Des projets fédérateurs sont mis en place, dans le domaine du multimédia, faisant appel aux équipes d'algorithmique, de linguistique et de synthèse d'image. Un autre projet rassemble les compétences de l'algorithmique, de la génomique et de la synthèse d'images. Enfin, la combinatoire a des interactions fortes avec l'algorithmique et certains thèmes de l'équipe de synthèse d'images (la combinatoire des cartes). Une activité de développement de logiciels de calcul symbolique, prolongeant des réalisations existantes (ACE, hyperg) s'effectuera en collaboration avec les responsables du projet Mupad.

Un petit groupe de chercheurs commence à développer une activité de programmation générique. Des réalisations seront opérationnelles dans un proche avenir.

A terme, il serait souhaitable de développer des activités de recherche dans le domaine des réseaux informatique. Par ailleurs, le développement d'activités de recherche dans le domaine du multimédia peut amener l'émergence d'une équipe à part entière, accompagnant et complétant le développement du deuxième pôle.


2. Le laboratoire systèmes de communication.

Celui-ci va évoluer très sensiblement. Une intégration d'équipes venant de l'ESIEE et du CNAM va augmenter les effectifs du pôle électronique, amenant d'ores et déjà ceux-ci à 4 professeurs, 15 maîtres de conférences et 27 doctorants ou stagiaires de recherche (effectifs cumulés, hors équipe traitement du signal). Les équipes de l'ESIEE et du CNAM, situées sur le site, resteront hébergées par leur institution respective. Ceci se traduira par une augmentation sensible des installations sophistiquées de mesure et de caractérisation dévolues à la recherche dans le domaine des hyperfréquences, des radiocommunications numériques et de l'optoélectronique. L'ESIEE et le CNAM permettront en outre de développer l'aspect valorisation de la recherche auprès des entreprises notamment.


2'. L'équipe traitement du signal.

Parallèlement à cette évolution, l'équipe traitement du signal sera associée au laboratoire communication et traitement de l'information de l'ENST (laboratoire associe au CNRS, URA 820). L'équipe continuera a développer ses activités de recherche au sein de l'Institut. Le rattachement permettra de renforcer la thématique traitement du signal au sein de l'Institut grâce aux nouvelles collaborations qu'il induira et à l'accroissement de visibilité qui en résultera pour les travaux menés au sein de l'équipe traitement du signal.


3. L'unité de formation informatique.

La forte demande de formation dans ce domaine incite à la diversification de l'offre.

En direction de la relation avec la profession, il est envisagé d'ouvrir une section du DESS à l'apprentissage. Ceci pourrait prendre effet à la rentrée 2002. Le développement sur le deuxième pôle d'un centre destiné aux enseignements artistiques au sens large permettra l'ouverture d'un IUP dans le domaine de la conception et réalisation d'applications multimédia en ligne, sans doute à la rentrée 2002. Enfin, il est opportun de prévoir l'ouverture d'un IUP d'informatique de gestion, continuation naturelle des DEUG de gestion, et de la section MASS du DEUG sciences. Ceci est à envisager également en 2003.

Ceci pourrait permettre de développer les aspects réseau et système des formations de second cycle d'informatique, permettant un plus grand choix et une plus grande visibilité des formations proposées.

La forte proportion de nos étudiants qui trouve un emploi dans une entreprise nous amènera aussi à renforcer l'étude des langues, les disciplines d'accompagnement et les aspects pratiques, en particulier sous forme de projets encadrés et de stages renforcés.

Le risque majeur est en l'occurrence d'être dépassé par le succès. Il faut donc privilégier le développement de filières à effectifs raisonnables (50 étudiants au plus) et correspondant à une finalité claire en terme de profession.


4. L'unité de formation électronique.

Le développement de services dans le secteur de la communication et l'évolution constante des techniques aussi bien dans le secteur de la transmission radio que des équipements de réseau assurent de nombreux débouchés à la formation EEA. Dans un proche avenir, l'enseignement dans cette filière visera une meilleure adéquation avec les emplois proposés sur le marché du travail ; il est prévu d'accroître le personnel enseignant pour accueillir un plus grand nombre d'étudiants en second cycle et pour proposer, dès le premier cycle, plus d'enseignements dans les disciplines de l'électronique. De plus, compte tenu du succès rencontré auprès des étudiants pour accéder à une formation de troisième cycle de type DESS, comme c'est le cas en DESS TTT (techniques et technologies des télécommunications), on envisage de créer un second DESS spécialisé dans les systèmes de télécommunication avec les mobiles de troisième génération (UMTS) pour la rentrée 2002. A cette date en effet l'UMTS sera mis en service, ce qui nécessitera un nombre considérable de jeunes spécialisés dans ce domaine.

Les compétences développées par les enseignants-chercheurs d'électronique ainsi que les moyens matériel développés au sein de notre laboratoire de recherche et d'enseignement pourront être utilisées pour satisfaire les besoins en formation continue des industriels, notamment dans le domaine de la simulation numérique électromagnétique appliquée aux systèmes de communication.



Conclusions


Le début de l'exercice quadriennal 2002-2005 correspond pour l'Institut à un accroissement sensible de son potentiel recherche, notamment par le biais d'association avec des établissements extérieurs à l'université.

Le développement du deuxième pôle de l'université offrira une opportunité d'extension de nos activités en matière de recherche et d'enseignement.

Dans le domaine des formations, la forte demande d'ingénieurs dans les domaines des télécommunications et de l'informatique logicielle renforce leur intérêt et la nécessité de s'associer encore plus étroitement aux milieux professionnels.

Il est nécessaire également, dans toutes nos formations, de renforcer la part des stages et projets professionnels ainsi que la maîtrise de l'anglais. Les entreprises sont désireuses de prendre contact avec nos étudiants avant la fin de leurs études. Un bon moyen, de coût négligeable pour notre budget, consiste à développer des séries de conférences professionnelles dès la licence. Il faut également insister auprès des étudiants et des entreprises pour respecter l'échéance naturelle bac+5 (DESS) et faire la promotion de la poursuite d'études dans le domaine de la recherche fondamentale ou appliquée (DEA, thèse).

Il va de soi que les moyens en termes d'enseignants, de locaux et de matériels doivent être accrus en parallèle. Il ne faut pas non plus négliger les besoins en matière de maintenance et de renouvellement du matériel (obsolète en trois ans environ). Finalement, des emplois de technicien informatique devront impérativement être créées pour assurer la maintenance et la préparation au quotidien.



le 26 février 2001